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Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem,
Adjointe au Maire de Lyon, conseillère générale du Rhône
Porte parole de Ségolène Royal.

« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »

L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes.

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce, de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

Les militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.

mardi 17 novembre 2009

Ségolène Royal écarte Vincent Peillon de la tête de son courant

La présidente socialiste de Poitou-Charentes a annoncé, mardi soir sur Canal+, qu'elle confiait l'"animation" de son courant à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, après sa dispute avec Vincent Peillon, son ex-lieutenant qui dirigeait le courant "L'Espoir à gauche". (AFP)

ROYAL A DIJON : "Je suis très joyeuse d'être là"

" le Côte d’Or c'est bon "

win32/nob | 14.11.2009 | 16:55


L'organisateur des Rencontres de Dijon, Vincent Peillon, avait pourtant exprimé des réserves envers sa présence au rassemblement, ne souhaitant pas offrir une tribune aux présidentiables.

 

Ségolène Royal à Dijon le 14 novembre 2009 (afp)

Ségolène Royal, qui s'est invitée aux premières rencontres samedi 14 novembre du "Rassemblement social, écologique et démocrate" de son ancien lieutenant Vincent Peillon, s'est dit "très joyeuse" d'être présente à Dijon "car nous sommes tous dans la même famille politique".


"Des moments, parfois,de petite tension"
Arrivée à la mi-journée, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes a été accueillie sur le parvis du Palais des Congrès par le sénateur-maire de la ville François Rebsamen, son fidèle lieutenant Jean-Louis Bianco ainsi que le député socialiste Gaétan Gorce.
Elle a eu droit à beaucoup d'applaudissements de la part de la foule qui scandait son nom, tandis que des drapeaux de sa campagne présidentielle de 2007 étaient déployés.
Comme les journalistes, très nombreux, lui demandaient si sa présence constituait un coup médiatique, Ségolène Royal a répondu: "Pas du tout! Je suis très joyeuse d'être là".
Comme on lui rétorquait que Vincent Peillon, l'organisateur de ces rencontres, n'était pas ravi de sa présence, elle a répondu: "Mais si! Nous sommes tous dans la même famille politique. Il y a des moments parfois de petite tension et des moments de réconciliation".
Ségolène Royal s'est isolée avec ses proches dans une salle du premier étage du Palais du Congrès, où elle a finalement été rejointe, avec un peu de retard, par Vincent Peillon.

La présence de Ségolène Royal n'était "pas souhaitable"


Le même Vincent Peillon qui avait réaffirmé, avant l'arrivée de Ségolène Royal, que la présence de présidentiables n'était "pas souhaitable" et que "l'ambition individuelle affichée" ne devait pas prendre "le pas sur les idées du rassemblement".
Lors d'un point de presse à Dijon au côté du sénateur-maire socialiste de la ville François Rebsamen, Vincent Peillon a lancé: "Pour que ça continue d'avancer, je ne voulais pas, nous ne voulions pas, que des gens, que l'ambition individuelle affichée prennent le pas sur les idées du rassemblement".
"J'ai dit qu'il n'était pas souhaitable à ce stade que des présidentiables viennent dans cette réunion de Dijon", a-t-il répété.
"On était convenu que, dans les réunions à venir, ils pourraient venir dans un statut, mais venir ensemble. Car notre objet à nous, ce n'est pas faire porter à Robert Hue, à Daniel Cohn-Bendit, une candidature précise".
"Ca, c'est vouloir tuer cette seule chose nouvelle qui existe dans la politique française depuis Marseille, et ce seul espoir pour battre Sarkozy", a-t-il poursuivi.
"J'ai moi même répété à chaque émission: 'non je ne suis pas candidat', parce que l'œuvre politique qui me semble essentielle aujourd'hui avec mes amis, c'est de faire un rassemblement et de faire un projet", a affirmé l'ancien lieutenant de Ségolène Royal.

"Ségolène, elle s'est invitée. Elle vient, elle est la bienvenue"


Pour sa part, François Rebsamen, ancien porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle de 2007, a assuré ne pas avoir "une once de divergence avec Vincent Peillon". Le sénateur-maire "a invité tous les responsables du Parti socialiste dont Ségolène Royal", en affirmant que tous ceux "qui souhaitent assister à nos débats sont les bienvenus".
Il a rappelé que "la ville de Dijon a une tradition d'accueil. Je suis poli, courtois, j'accueillerai chaleureusement Ségolène Royal tout à l'heure".
Sa place est "celle d'une responsable qui souhaite assister à nos débats", a-t-il martelé. "On est en train de construire quelque chose. Ce quelque chose ne se construit pas autour d'un ou d'une présidentiable", a-t-il encore assuré.
"Ségolène, elle s'est invitée. Elle vient, elle est la bienvenue. Voilà, c'est tout", a résumé François Rebsamen.

Une "démarche de rénovation"


Depuis le Congrès de Reims, Ségolène Royal n'a jamais participé au courant "L'espoir à gauche" qui l'a soutenue mais qui depuis, a pris son autonomie. Son porte-parole Guillaume Garot justifie sa présence par son adhésion à cette "démarche de rénovation" qui repose notamment sur une discussion avec le MoDem.
Sur son site, la présidente de Poitou-Charentes assure venir à Dijon, "à l'invitation de François Rebsamen".
Ségolène Royal doit faire un bref passage lors de ces Rencontres dont le thème principal porte sur l'Ecole, et qui réunissent des responsables de gauche et du centre, du PC au MoDem.

(Nouvelobs.com)

ROYAL DEFIE LE GOUVERNEMENT

http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/19.gif13.11.09 | 19h40

http://pubs.lemonde.fr/5/ZOP-LEMONDE/articles_depeches/exclu/897938206/Frame1/OasDefault/default/empty.gif/35363464386231643461633538646230



PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a confirmé vendredi son intention de distribuer des "chèques contraception" dans une centaine de lycées de la région Poitou-Charentes qu'elle préside, malgré l'opposition du ministre de l'Education.
L'initiative de la dirigeante socialiste a été en revanche accueillie favorablement par des infirmières scolaires, certains parents d'élèves et le Planning familial.
http://pubs.lemonde.fr/5/ZOP-LEMONDE/articles_depeches/exclu/94977726/Middle/OasDefault/default/empty.gif/35363464386231643461633538646230
"Utiliser les acteurs locaux que sont l'Education nationale, les collectivités locales pour développer l'information et l'accès à la contraception (...) me semble une initiative intéressante", a déclaré sa secrétaire générale, Marie-Pierre Martinet, sur France Info.
A ses yeux, tout est bon pour renforcer "le choix de quand on veut et comment on veut un enfant".
A Poitiers, Ségolène Royal a apporté en personne vendredi devant un lycée professionnel un premier colis contenant le carnet de tickets.
D'un montant total de 82 euros, ils donneront droit à une consultation médicale, des analyses, un traitement contraceptif pour six mois et une visite de contrôle.
L'opération est financée à hauteur de 300.000 euros par le conseil régional.
Ségolène Royal a demandé aux infirmières scolaires, qui sont sous la tutelle du ministère de l'Education, de distribuer ces "chèques contraception" à partir de lundi.
Pour passer outre l'interdiction de Luc Chatel, les 1.400 colis seront adressés au domicile des infirmières scolaires.
"Je mets au défi M. Chatel d'interdire aux infirmières scolaires (...) la distribution de ces carnets de tickets", a déclaré Ségolène Royal.
BOUTIN ACCUSE CERTAINES MINEURES
"La détresse et le drame humain que représentent les avortements sur les jeunes filles méritent une action courageuse", a-t-elle ajouté.
Selon les chiffres du conseil régional, 455 mineures de Poitou-Charentes sont tombées enceintes en 2007 mais moins de 40% des grossesses ont été menées à terme.
Le ministre de l'Education nationale a dénoncé le projet de la dirigeante socialiste. "Nous n'avons pas à prescrire de la contraception, c'est un acte qui est réservé au Planning familial", a fait valoir Luc Chatel jeudi soir.
Marie-Pierre Martinet a rétorqué sur France Info que "les infirmières ne se substituent pas, elles assurent un rôle de relais, on est plutôt en train de travailler ensemble".
A droite, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre a jugé que l'idée de Ségolène Royal n'était "pas applicable" et Christine Boutin a dénoncé une "provocation".
"C'est pour moi une démagogie clientéliste", a fait valoir l'ex-ministre du Logement, présidente du Forum des républicains sociaux. "Après le chèque livre, le chèque formation, le chèque restaurant, voici maintenant un pass-pilule. Franchement, je trouve ça scandaleux", a-t-elle lancé sur Public Sénat.
Pour elle, les grossesses précoces ne sont "pas uniquement" le résultat d'un "accident" pour les jeunes filles.
"Dans les familles très déshéritées, dans le Nord ou en Mayenne par exemple, elles se font mettre enceinte pour avoir une allocation de parent isolé et prendre leur distance avec leurs parents", a-t-elle expliqué.
Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

 


SUR L'IDENTITE NATIONALE

SEGOLENE ROYAL A BERLIN, a appelé « à faire tomber tous les murs qui balafrent encore l’idéal de liberté. Que ce soient les rideaux de fer ou les barbelés idéologiques. »

Invitée d’honneur de l’Institute for Cultural Diplomacy pour le 20e anniversaire de la chute du mur, Ségolène Royal s’est exprimée dimanche soir pendant une heure devant le congrès de cet institut, par lequel elle a été très applaudie.

Elle a tout d’abord évoqué la force de ces images que le monde entier a vécues : « des mains qui se tendent, des corps qui se serrent, des familles qui se retrouvent, des concerts improvisés ; du grand Miroslav Rostropovitch jouant du violoncelle au milieu des gravats ; des groupes qui chantent, dansent, brandissent des drapeaux sur des morceaux de pierre tagués de graffitis, les coups de marteaux qui faisaient tomber ce mur ; de tous ceux qui en mettaient un petit bout dans leur poche comme on emporte un bout d’histoire »…

Puis, elle a rappelé tous les ébranlements de l’année 1989 : « Oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte, l'URSS retirer ses troupes d'Afghanistan, la Pologne élire un gouvernement non communiste, l'Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autre mur qu'était l'apartheid, Pinochet quitter enfin le pouvoir, le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans, la Hongrie ouvrir sa frontière avec l'Autriche et changer de gouvernement, la « révolution de velours » triompher en Tchécoslovaquie, les régimes bulgares et roumains être renversés. N'oublions pas qu'en Chine aussi, les étudiants et bien d'autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l'instauration de la loi martiale au Tibet et l'écrasement des démocrates de la Place Tien An Men, que nous n'oublierons jamais. Aujourd’hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989. »

Ensuite, elle a dénoncé tous les murs qui balafrent l’idéal de liberté : « Oui, le mur de Berlin est tombé, ce mur qui balafrait l’Allemagne depuis Aout 1961.
Mais d’autres murs ont été érigés.
Le mur de plus de 700 kms de lon
g entre Israël et la Palestine, la barrière électrifiée qui sépare depuis 1953 les deux Corées, celle que l’Inde a érigé à sa frontière avec le Bangladesh, le mur qui sépare les États-Unis du Mexique, le mur de Chypre.
Il existe sur cette planète des dizaines de murs, physiques mais aussi socio-économiques, construits pour se protéger de l’autre, l’enfermer, l’encercler, le maintenir dans un ghetto, l’empêcher de se déplacer.
Ces murs tomberont un jour comme est tombé le Mur de Berlin, par la force des peuples.
»

Après avoir rappelé que la chute du mur avait trois dimensions historiques : la réunification de l’Allemagne, la fin de la guerre froide, et la réunification de l’Europe, elle a défendu une nouvelle fois la nécessité d’avancer sur l’union politique de l’Europe en créant les Etats-Unis d’Europe qui tôt ou tard s’incarneront dans un leader élu par les peuples. C’était la belle utopie de Victor Hugo. Elle devient aujourd’hui réalisable, a-t-elle plaidé.

Elle a terminé par ces mots, chaleureusement applaudis :
« Je voudrais terminer par une note plus personnelle. Lorsque j’étais enfant, je vivais en Lorraine, à l'est de la France. Entre la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale, la Lorraine était une région allemande. C'était une région dont l'histoire brassait également le sang, les pleurs et l'espoir. C'est dans cette région que j'ai entendu pour la première fois l'Hymne à la Joie de Beethoven. Lorsque j’entends l’Hymne à la Joie de Beethoven, je ressens une immense allégresse. Cette œuvre fut composée par le grand musicien à l’un des pires moments de son existence. Quasiment ruiné, atteint d’une surdité galopante, abandonné peu à peu par le public. Et pourtant, malgré toute cette adversité, jaillit de lui cette Neuvième Symphonie qui est devenu l’hymne européen. Une musique et des paroles de Schiller qui disent la force du peuple, et sa fraternité.
Le chemin que je vous propose pour cette nouvelle étape de la construction européenne est à l’image de cette Hymne à la Joie, composé par Ludwig Von Beethoven. Une grande adversité, transcendée par le courage et la force de la fraternité avec un seul et unique but « Pour que le cité future oublie le temps des pleurs » Ainsi se conclut l’Hymne à la Joie. Quel plus beau programme politique que celui là ! Vielen dank für dieses schöne beispiel von freiheit und brüderlichkeit, dass die Deutschen ganz Europa und dem rest der welt, vor zwanzig jahren geschenkt haben. Und wie es schon, am vorabend des neunten November gesagt wurde, möchte auch ich sagen : “wir sind alle Berliner ! und glücklich darüber !


RECONQUERIR LES SYMBOLES

le 1.11.2009

"Un concept de gauche"


"Je crois que l'identité nationale se réfère essentiellement à la Révolution française, c'est à dire à la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité" a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidence, soulignant que le drapeau tricolore appartient à tous, et ajoutant: "Ce débat, je ne le crains pas". La nation est à l'origine un concept de gauche, a-t-elle rappelé.

"Tranquillité" pour Jacques Chirac


Evoquant la politique de Nicolas Sarkozy, elle a soutenu que "quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l'identité nationale, c'est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l'image de la France à l'étranger". A propos de l'ancien président renvoyé devant les tribunaux, elle pense que "la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac", pour ne pas altérer l’image de la France ni celle de la fonction présidentielle. Ségolène Royal se plaît à préciser : "Cette affaire vient de démontrer l'utilité du juge d'instruction pour que la justice soit la même pour tous". Enfin Ségolène Royal s'est déclaré confiante dans son avenir politique, affirmant être " une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d'elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions sur la France."

LES ACTIVITES DE SEGOLENE ROYAL